dimanche 15 février 2009

Male Obsession, Role Models & Cosmogonic Myth

Depuis 10 jours, immersion rituelle et obsessionnelle dans Twin Peaks. Le soir, après avoir sacrifié aux contingences professionnelles et amicales, je galope tel un shetland fougueux vers mon lecteur de DVD. Il faut regarder la série au casque, pour que la musique magique de Badalamenti opère. Dès les premières notes, on ferme les yeux religieusement, le corps frémit et on fusionne avec la création Lynchienne.

Forêt-qui-fait-peur, jupes 50's qui tournent et cigarettes - les volutes confèrent une dimension sexisante ultime aux brunes de cette série. Twin Peaks, au delà de tout ce que l'on a pu en dire vachement mieux que moi, c'est aussi et surtout l'Agent Dale Cooper (bruit de fille qui déglutit et qui est toute énamourée et qui griffe le canapé rouge cramoisi).

Rha, Dale, tu es so hieratico-érotique, man.

Figurez-vous, et c'est là que ça devient intéressant, que l'Agent Cooper se trouve AUSSI dans le film réalisé à partir de l'un de mes bouquins cultes, Dune de Frank Herbert. Il y joue Paul Atréides, un prince slash messie, en toute simplicité, il est le Kwisatz Haderach, pour ceux qui n'ont pas lu Dune, une sorte de super héros intergalactique messianique.

Paul Atréides revêtu du distille Fremen qui moule avantageusement ses pectoraux

Interlude inutile :

En termes d'identification à une héroïne littéraire, dans Dune, moi je veux bien être une prêtresse du Saint Ordre du Bene Gesserit, ça a quand même plus la classe qu'Emma Bovary, cette radasse pathétique, dont je parle dans le précédent post et qui constitue un parfait role model, mais pour jour de dépression.
L'un des secrets d'geurl du Bene Gesserit, groupuscule religieux barré et légèrement mysandre, c'est la Litanie de la Peur (que je vous encourage à réciter, par exemple, avant de dire à votre boss que vous avez fait une connerie chiffrable en euros ou expliquer à votre soeur que vous avez perdu son pull en cachemire) :
« Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. »

Mais je digresse. Pour en revenir à l'obsession du moment : je pense à Kyle MacLachlan assez souvent ces derniers temps. Comment interpréter cette actuelle obsession MacLachlanienne (il était chaud celui-là) et tous les symboles qui y sont attachés ? Que cherche à me dire mon cerveau malade ?
Talk to me, Kyle

Sors, va boire un café au soleil, connasse, et décroche de cet écran ?

2 commentaires:

  1. Hum, je m'interroge... Comment "galope[r] tel un shetland fougueux" lorsqu'on n'a que deux jambes. Car vous n'avez bien que deux jambes, hein, chère "Girl Anachronism" ?

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  2. Ca dépend, les soirs de pleine lune, mes bras poussent, se voient munis d'une autre articulation, et je puis ainsi galoper tel l'équidé précité...

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