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vendredi 8 mai 2009

The empire strikes back

Alors donc comme prévu, suppression de compte feyssebouc.

Cliquer sur "supprimer mon compte". On t'indique tristement que tu vas manquer à tes amis. Et pour bien te titiller la culpabilité, on met leur photo et on précise que "Tu vas manquer à Josianette" et ladite Josianette te regarde au fond des yeux.

Vous aussi les gars vous allez me manquer, mais continuez à avancer sur le sentier de l'excess lol-ism et laissez moi crever dans ma forêt.

On exige ensuite un motif de résiliation, obligatoire, avec des propositions type "je ne sais pas m'en servir", "j'y passe trop de temps" ou "je ne m'y sens pas en sécurité". Ou "autre" et il faut préciser. Air outré, narines qui palpitent, réponse laconique "Ne nécessite pas d'explications plus avant".

Et parce que plus c'est long plus c'est bon, il faut à nouveau saisir un code avant que de fermer la porte.

Le mien : FBI. Comme un sourcil froncé à mon adresse, genre on te regarde partir connasse, mais on ne te perd pas de vue.

Glups.

Sonoveubitch.

mercredi 6 mai 2009

Back to black

Je suis en cours de suppression de mon face de bouc, c'est mon pote à tronçonneuse anti-réseaux sociaux / fuck excess conviviality qui va être fier après m'avoir inondée de 102 mails de semonce pleins de bon sens, ayé > j'ai plié > j'ai résilié.

C't'en cours en fait, le temps de récupérer quelques coordonnées de gens. Je put my foot down vendredi. Parce qu'aujourd'hui je me suis retrouvée à hoqueter, nauséeuse, ras le carafon de zieuter les autres tandis qu'ils me matent sous le regard de. Jamais aimé les groupes, jamais intégré les groupes et là soudain je mets ma robe qui tourne en faisant des smileys (diantre) c'est ridicule c'est pathétique. Sainte Daria veuillez m'absoudre.


Lassitude aussi à la lecture des statuts politico-pancakesques à deux balles de lointaines cousines de collègues, tristesse quant à certains choix esthétiques étalés avec une demi-molle de triomphe, terreur face aux minauderies chattes de certaines avec leurs certains, subodorage de toute la fange cachée derrière. Vomir vomir vomir. Vu que c'est mal perçu de vomir sur son ordinateur au travail et que chez moi, ça va me faire chier de nettoyer, au revoir machin bleu qui ne sert à rien, tu continueras à ne servir à rien mais sans mon moi je, parasite perfide remugle fangeux Yogh Sothotisant si j'en fais trop dites-le moi en rappant.

jeudi 23 avril 2009

Short Cuts (2)

Pas le temps, masse de travail critique, début d'envie de devenir femme au foyer, alors voilà ça et là, des petits bout du rien qui font le grand tout (non, je ne suis pas devenue scientologue, j'avais juste envie d'écrire un truc intolérable comme ça hu hu hu).

L'ulcération du mois :

Le bar à mozzarella de la FNUC Montparnasse. Le bar à eau de chez Colette : soit. Au vu de la faune anorexico-branchée qui y traîne, on peut entendre, comprendre, valider leur besoin de se réhydrater entre copines en buvant des eaux minérales moldaves à 30 euros les 12 centilitres, on dit soit, on dit okay.
Mais un bar à mozzarella (trois petits points de suspension). Ils ont fait une étude et ils se sont rendus compte, à la keufnu, que peut-être les acheteurs de matériau culturel avaient une furieuse tendance à avoir envie de mozzarella là tout de suite dans l'enceinte du magasin ? Soupir avec de l'incompréhension dedans. Et un peu de mépris (c'est mon côté connasse).

Vomir

La joie totale du mois :

J'ai trouvé la-robe-de-l'été. The fuckin robe de déesse grecque, mais bonne la déesse, et noire la robe et : à moi (je). Ce dernier point est bien évidemment le plus important. Pour une fille superficielle comme moi, s'entend.

La touche nostalgique du mois :
Main tendue vers la musique de gens qui savent chanter avec de la soul dedans. Et surtout Al Green, qu'un ami de pote m'avait fait découvrir comme un cadeau, à San Francisco, quand j'étais jeune et influençable. Souvenir que le mec insistait pour que je le fasse écouter à mes amis de Paris, c'était important pour lui d'être le passeur, en plus il était sûr que ça lui ferait des points de karma supplémentaires. Sourire, rangeage du CD (je suis vraiment vieille) entre une mix-tape des Technokrates et le disque de Pharcyde (avec un regard du type "genre même pas en rêve je fais tourner ta musique de mec sensible américain, woh, on est entre couilles ou quoi, t'as des ieufs ou bien ?" C'était mon côté connasse stratosphérique de 21 piges.)

Al Green (mains croisés toutes nénamourées)

Sinon je ne sais plus (peste diable boufre) si j'ai mentionné le fait que dans quelques jours ouvrés, je suis cul posé face à la mer et je vous fais des doigts ? Amicaux les doigts, c'est juste que je ne sais pas comment exprimer ma tendresse.

Ce ne sont pas mes doigts, mais c'est mon bras.
Une certaine idée du blog de charme (également appelé nu artistique)

mercredi 18 mars 2009

Sharif don't like it.

Désarroi. Généré par un truc écrit en couleurs moches sur tous les bus de la ville.

Parce qu'un jour la RATP, elle a convoqué sa cellule de com', elle lui a dit, "Cellule, ça serait bien que tu nous trouves un truc qui ferait que les usagers valident leur titre de transport dans le bus."

Alors la cellule de com, elle a activé :
  • un concepteur-rédacteur internalisé ;
  • une agence partenaire ;
  • la nièce du PDG - elle venait de sortir de lettres modernes et faut bien que ça bosse, quoi, vu que globalement, lettres modernes, c'est pour attendre de trouver un mari quand tu es une fille de bonne famille ou que tu fais fi des contingences financières pour de bien étranges raisons, genre "une passion pour l'écriture" (battage de cils).
Bref, la personne retenue, le rédac donc, il a bossé, il a peut-être organisé des brainstormings avec ses pairs, et il a assumé de présenter devant des décideurs tout émoustillés :

"Dans le bus, je valibus".

Tadaaaaaa.

Et les mecs, en face, ils ont fait "Ha ouais", et ils ont validé. Ils ont donc payé de l'argent pour ça. (Geste avec du désarroi dedans).

Et le rédac, il a du se retenir de partir en barre de rire devant tout le monde, appeler sa femme en sortant de réunion, lui dire "Francine, tu sais, l'autre jour, la connerie que nous a sortie Vulvette (leur fille, mais qui pourrait s'appeler Ugoline ou Pommeraie ou l'un de ces noms à la con que les gens donnent à leurs enfants de nos jours), ben c'est validé". Rire gras, baise éhontée, fuck the world, vertige grisant du foutage de gueule total, orgasmes multiples.

Tous les matins, ça m'écorche l'oeil et dans le bus, je regarde ce qui est devenu un mantra anxiogène. Si on va au bout de la démarche et qu'on décline sur tous supports, ça donne :
"Dans le métro je valimétro"
"Dans le RER je valiRER"

Et ta mère, bande de balnaves, argleu, colère, frappage de sac de boxe, foulage de poignet.

(Il arrive parfois que je m'énerve pour des raisons valables, des sujets de fond, sociétaux, géopolitiques : la guerre, les salauds ou le taux de natalité dans mon immeuble. Mais clairement, pas depuis quelques années. Ca fait monter la tension et après je m'engueule, je pleure, je vomis l'humanité, donc moi aussi, et se vomir est douloureux au niveau de la trachée artère).