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jeudi 26 novembre 2009

Message personnel à Rick Owens

Rick, stop.

Arrêêête.

Arrête de faire des choses belles, mais douloureusement inabordables. Arrête de créer les vestes les plus Fremeniennes de l'univers, qui donneraient de l'allure même à un veau marengo. Et de les vendre à 2 500 euros minimum.

Ca suffit.

Je n'en puis plus.

La vendeuse du Bon Marché sait, quand elle me voit arriver, que je vais me frotter à tes peaux d'animaux morts en beuglant mon chagrin, ma douleur immémoriale, ma frustration, mon envie de défier la loi sur les transactions commerciales et de courir vite avec la frusque sous le coude, les yeux brillants.

Cette radasse attend juste le jour où elle pourra appeler la sécurité parce que j'aurai perdu mon flegme britannique et que je m'enroulerai dans mon modèle préféré en l'agrippant avec mes serres, telle la fière Sayyadina du désert que je suis.

Et maintenant des bottes ? You. Fucking. Pervert.

Mais comment je coucherais avec un gnou UMPiste pour les obtenir (avis aux gnous de droite attirés par les connasses brunes superficielles légèrement addicts à Rick Owens mais qui n'ont clairement pas les moyens de leur politique - le monde entier sait que le gnou étant essentiellement socialiste, c'est juste une indecent proposal pour rire, en ce moment je couche gratuit, c't'une révolution, la vie ne m'apprend rien).

Les Bottes (silence religieux).

Photo de Jak&Jil, subtilisée sur le blog du même nom
(que il faut cliquer sur blog pour y arriver),
une torture quotidienne pour une fétichiste de la chaussure,
en bref, c'est du talent & du talon.

mercredi 18 novembre 2009

Happiness : ugly hippy shit

Dans l'ordre :

- Je n'ai (plus trop) envie de bologuer. J'ai très envie de consacrer mon temps de cerveau disponible à ne plus poser de regard critico-cynique sur, globalement, rien. C'est pas que la vie est soudain devenue belle, c'est que là tout de suite je m'en fous, géopolitique mon cul, tout ça.
(A la place, je m'exfolie les jambes trois fois par semaine, je bois du vin et j'envisage les mois à venir avec une relative sérénité. Voire même, avec une excitation dépourvue, et c'est rare, de tout voile dark pudique que l'on ramène par facilité sur toute source de joie de façon à se prémunir de l'horreur de la phase de décristallisation vous pouvez respirer et je vais même mettre un point à la ligne.)

- J'ai très envie de me retrouver là, ci-dessous par devers vous, en famille, d'ici quelques semaines.
(Elle va se faire le putain de voyage "lagon bleu azur et plage blanche et coquetaile et rien", si ce n'est l'intégrale de Dune à relire, les orteils enfoncés dans un sable plus clément que celui d'Arrakis, hate me now, balance la vanne, marbre moi la gueule, ta haine me servira d'onguent solaiiiiire)


- J'ai de façon inopinée et subite tout aussi envie de travailler mon jeté de jambes et d'apprendre à me faire un chignon austère, qui équilibrera la sexytude de mes escarpins de fillasse.
(Elle va prendre des cours de tango, le premier qui rit aura raison)


- Les journées de travail sont, encore et toujours anxiogènes et usantes. Mais à la nano-seconde où je quitte la Corporation, je ris avec mes dents.
(Elle croit savoir que ça s'appelle le recul) (Et bon OK, elle a un mec, éventuellement, elle vous en informe quelque peu tardivement lectorat toi lectorat car globalement tu t'en fous mais j'avais tellement cassé les couilles dans ma phase "célibataire tire- toi une balle et meurs, décède dans des souffrances atroces" que bon)

Du clichés du début de Quelque Chose Qui Ne Semble Pas Totalement Voué à un Echec Cuisant au Bout d'Une Heure et Demi ? Strictement rien à en dire, sinon que fort consciencieusement, je tape pile poil dedans, en tirant la langue d'un air appliqué. Rha, les regards de "je te scanne l'âme là tout de suite so you better behave young man" et en fait rien du tout, je ne vois rien du tout bon à part ses yeux, ça se trouve il se récite intérieurement sa liste de courses et moi je récite du Shelley sur un promontoire balayé par les vents violents des sanglots de l'automne monotone merde. Les debriefs débiles aux copines coites qui te tâtent le pli du coude pour être sûres que c'est toi, Darkina Radasse, Princesse Connasse devant l'éternel, dont le rôle ces derniers temps se cantonnait à raconter de manière non tragique mais consternante, avec des gestes et des citations, ses absurdes rencontres avec des mâles non compatibles...


Bon en même temps je continue à m'embrouiller au moins une fois par jour dans le métro et à écouter Guns'N'Roses, donc ça va, mon ADN n'a pas été complètement corrompu, les fondamentaux résistent, gnnn.

mercredi 28 octobre 2009

(Sur un air de basse reggae, c'est dire si c'est n'importe quoi en ce moment)

Putain de vague de flemme, du genre tsunamienne, du genre même pas la peine de lutter, du genre "pff", "whatever, dude", et autres gestes empreints d'une visquosité floue et d'un vrai fond de paresse, nt nt, péché capital, on aime pas.

En ce moment, le soir, au lieu de sortir du boulot à 22h, rentrer chez moi en écoutant du métal et me défouler sur mon bolgue, je socialise, sacrédiou, je tricote de la moufle au kilomètre, je rentre en écoutant de la folk ukrainienne et je me couche après avoir trampoliné sur mon lit.

En clair, j'ai perdu la moitié de mes neurones, et je m'en excuse auprès de mon navré lectorat. Je me ressaisis bientôt, mais vais continuer à me vautrer dans la blondeur quelques temps encore. Je compte sur la vie pour me fournir avec célérité moults prétextes à retrouver mon moi rageux.

D'ici là, des champignons qui font du métal :



MAKE YOU DIIIIIIIIIIE.

dimanche 4 octobre 2009

I wanna be a fashion editor when I grow up

Que nenni, je ne veux pas - enfin si un peu, mais c'est juste parce que je sors du ciné, vu The September issue, documentaire qui raconte la génèse du N° de septembre du Vogue US 2008, mais j'y reviens plus tard - j'ai juste un problème d'inspiration avec les titres de mes posts en ce moment.

Et un problème de régularité en termes de fourniture de ce contenu rédactionnel unique et personnel et mien, mais j'ai une excuse valable pour cette semaine : malade, qu'elle était la gonze. Cinq jours d'immobilisation, le cerveau qui migre dans le lobe de l'oreille et seulement huit chaînes de télé, ça vous coupe l'inspiration bloggesque.

De plus, je suis d'une indécente bonne humeur, mâtinée cependant d'une mince couche de désarroi profond, dans ces cas les mots viennent différemment, or nous évoluons ici dans un espace de psychothérapie comportementale autogérée online, outil merveilleux, joujou emblématique de son époque certes, mais qui a tout de même ses limites à certains moments de la vie notamment de la mienne parfois.

Donc bref, The September Issue, ben on l'a vu et on est bien content. Le dimanche s'annonçait sinistre : réveillée à 9h30 (nan mais sans déconner), travail à faire (toujours pas fait, il est 23h, je suis très sereine, argleu), temps tristouno-dimanchesque. Début d'après-midi, tout ce qui pouvait viser à rendre mon habitat plus accueillant et pouvant être exécuté en sifflotant du rap/soul des 90's a été fait. Une vague monumentale de blues me submerge quand soudain, drelin drelin, l'ami Wowo propose un brunch dans des canapés mous et avec des magazines très cons. Je gambade vers le centre de Paris, on fait tout comme on avait dit qu'on ferait et on joue les prolongations dans les salles obscures parce que c'est long, le dimanche. On opte pour un truc de modasses car c'est Fashion Week baby cette semaine à Paris, et que quitte à, hein, ben autant, carrément. On trouve.

Digression de Pouffe / enter into a chick's brain : en plus j'avais mes Susan de Chloé aux pieds et donc les meufs de la fashion qui traînent les rues du Marais en masse me tuaient avec leurs yeux car le modèle est épuisé. Fini, apu, pati Susan, et moi je les ai, et en plus, je les kiffe donc je les arbore en crânant plus que d'habitude encore, ce qui rend les yeux des autres femelles vraiment vraiment très... fixes.

Information préalable : The September Issue est documentaire vise à nous faire découvrir l'élaboration du N° de rentrée du Vogue US, numéro stratégique s'il en est pour la rédaction, le service pub et les annonceurs, c'est la grande vente de l'année, le truc justifie de genre 600 pages et pèse deux kilos, définit ce que les femmes vont porter en amérique et ailleurs, rrr, vertige, pouvoir, caviar beluga, maison dans les Hamptons, tout ça. En filigrane, (rapide) portrait d'Anna Wintour, rédactrice en chef monstrueuse, boss from hell décrite dans Le diable s'habille en Prada.

Suite au visionnage, Wowo et moi convenons de ce qui suit :

La guest star c'est bien évidemment la rousse et terriblement désuète Grace Coddington, directrice de création du magazine, qu'on a envie de galocher au bout de quelques minutes tellement sa vie est un putain d'enfer avec la Wintour, tellement elle morfle, tellement elle travaille fort et sérieusement, voire fort sérieusement, tellement ses cheveux sont longs et roux et frizous, tellement elle tient (un peu) tête à la mère Anna alors que tout le monde ploie devant elle comme une merde ployante, même Stefano Pilati putaing. Grace tente de se charger de la direction artistique d'un certain nombre de shootings tandis qu'Anna lui sucre ses photos, ampute ses séries de mode, en bref, lui lacère le coeur avec des épingles trempées dans du curare. Pour au final recourir à elle en dernière extrémité, à deux jours du bouclage, pour refaire plusieurs séries de photos.

Grace and Anna. Fierce.

Sinon, nous confirmons qu'Anna Wintour est un frigidaire qui met de la fourrure, un cyborg, un truc avec une coupe de playmobil et des yeux qui n'expriment rien, hormis les émotions qui se situent entre le dégoût et la colère (soit : mépris, agacement, air liquide).

Le reste du docu n'intéressera que les poupouffes fashion, or elles ne lisent pas ce blog, donc on en restera là.

En guise de conclusion : crénom, j'ai hâte de reprendre le travail demain, et de sacrifier au rituel métro (une heure chaque matin)/ café/ bureau/ réunion/ argl/ brouh/ I want to break free/ cous farcis/moissonneuse-batteuse/métro.

T'as le ticket chic ?

mardi 11 août 2009

I ain't no strong woman no

Donc on rentre de vacances, on est bronzée, on dresse plusieurs constats revigorants. Baisse du niveau d'hystérie, le "grou" outré ne sort qu'au bout du 12ème fils de pute qui t'encule les côtes avec son coude dans le métro - oui, je vulgaire mais je triste, alors compensation / décompensation. Et même des fois on rit avec des inconnus dehors dans la rue, gros rire frais pâle imitation de la julia robertsss touch, vous savez ces trucs que les brunes avec plein de dents font toutes. On est fédératrice, on est une pub Dim. On se dit : du sport, du légume vert, respirer au travail. On se rajoute à soi même : tu ne sauves pas de vies, superficielle radasse, tu n'as aucune raison d'avoir le ventre qui brûle. Tu es Jeune Femme Fertile. La mesquinerie et l'agressivité glissent sur toi. Les vapeurs toxiques du stress se dissolvent rapidement dans l'air. Tout est calme, étonnamment serein. Limite, on écouterait ces morceaux de Bob Marley très early days /calypso style (je hais le reggae sauf des fois mais rarement), affalée sur le canapé.


Deux jours après. Dévastation. Constats revigorants foulés aux pieds, charpie beurk bout d'os. Parti le sommeil, insomnie, chaque nuit. Parti l'appétit, ce midi, 6 gyozas et trois makis, alors que je suis adepte du plat-de-mec-qui-reconstitue en temps normal (regard affolé). Tout ça, à cause du stress et de ce manque absolu de volonté et de respect des nouvelles Directives de Vies érigées au retour des Saints Congés.
(Version pour ceux qui ont lu Dune et qui ont poussé des cris dans leur lit en le lisant tellement c'est juste la Bible et c'est trop bien et tu réveilles ton mec pour lui lire : ) Pour une fille qui se rêve Prêtresse de l'ordre Bene Gesserit, aride samourai femelle au regard d'airain (ou seraient-ce ses pecs ?), on peut dire que techniquement je me raconte de belles histoires. Je suis plutôt Irulan, la princesse scribe, un peu connassa looseuse, que jamais Muad Dib ne baise, qui ne pane rien aux stratégies de l'Ordre et qui doit sûrement avoir un rire de cougourde.
(Version pour les autres :) Diantre, je ne suis que fragile fétu englué dans un cloaque bourbeux. Rha, la merde urbaine honnie, ses gens, ses grands moments, le travail, les connards, les moustiques. Tout est menace et laideur, moi aussi mais quand même pas très létale, ni particulièrement filmesque dans l'abjection. Mais à tout cela, à toute cette fange, je n'oppose ni colère ni activisme ni rien des fois je chante l'internationale dans mon burlingue.

Deux jours après avoir repris le boulot, je me résous à rejoindre la horde de nous aut'gueux qui jouons au loto, pour plus avoir de patron, fils, pour juste être bien, rien changer à ma vie, ou alors pas grand chose, ça relève du passage du 85B au 95B.

Du confort, peu de gens autour et de bien grasses mâtinées. Soupir.



jeudi 2 avril 2009

*Interlude*

Personnalité N°14 - Leatherface's little sister


(Squelette)


Personnalité N°17 -Betty Page's cousin fucked up on acid